PORTRAIT - POSITIONS - ENGAGEMENTS - COMMUNIQUES - AGENDA - SOUTIEN
PORTRAIT - POSITIONS - ENGAGEMENTS - COMMUNIQUES - AGENDA - SOUTIEN
Avant même que nos régions ne s’éveillent, des familles travaillent déjà, 365 jours par an, pour garantir une alimentation saine, sûre et de proximité. Aujourd’hui, cette réalité est menacée.
La filière laitière suisses traversent une période particulièrement sombre. Selon les chiffres de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), le nombre d’exploitations laitières a diminué de plus de 40 % en vingt ans. En moyenne, ce sont encore plusieurs centaines d’exploitations qui disparaissent chaque année. Dans le même temps, le prix du lait à la production oscille souvent entre 50 et 65 centimes par kilo, alors que les coûts de production. Energie, construction, fourrages, normes environnementales et charges administratives ont fortement augmenté ces dernières années.
La production porcine n’est pas épargnée. De nombreux éleveurs font face à une forte volatilité des prix, à une pression croissante des importations et à des coûts d’exploitation en hausse. Dans plusieurs exploitations, la rentabilité n’est plus garantie, malgré un engagement quotidien et des investissements importants pour répondre aux standards élevés du bien-être animal et des normes qui sont imposés.
À cette situation déjà difficile s’ajoute la crise qui frappe le secteur viticole. Dans plusieurs régions du pays, les vignerons sont confrontés à une baisse de consommation, à une pression accrue des importations et à des stocks importants. Certains programmes envisagent désormais d’indemniser les viticulteurs pour arracher des vignes parfois âgées de plusieurs décennies. Derrière ces décisions se cachent des années de travail, d’engagement familial et de passion. Voir disparaître ces vignes c’est aussi une perte culturelle et patrimoniale pour les régions concernés.
À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux marchés internationaux et une volatilité accrue qui laisse peu de visibilité jusqu’à l’automne 2026. Pour de nombreuses familles paysannes et viticoles, la question n’est plus celle du développement, mais bien celle de la survie.
Derrière ces chiffres, il y a des familles qui entretiennent nos paysage dans nos vallées, forment des apprentis et investissent dans des infrastructures modernes et respectueuses de l’environnement et du bien-être animal.
La Suisse compte encore environ 17’000 exploitations laitières, qui produisent près de 3,4 millions de tonnes de lait par an. Plus de 40 % des surfaces sont entretenu par l’agriculture. Chaque franc dépensé pour un produit suisse soutient non seulement un agriculteur ou un vigneron, mais toute une chaîne de valeur : fromageries, caves, transports, commerces de proximité, artisans et PME régionales.
Chaque consommatrice et chaque consommateur a le pouvoir d’apporter sa contribution. Choisir du lait, du fromage, du beurre, de la viande et du vin suisses, privilégier les circuits courts, labels régionaux, demander l’origine des produits en magasin : ce sont des gestes simples à notre portée.
Nous avons la chance, en Suisse, de pouvoir compter sur des produits de haute qualité, issus d’exploitations respectueuses de l’environnement et du bien-être animal. Ce niveau d’exigence a un coût, mais il est aussi une garantie de sécurité alimentaire, de souveraineté et de vitalité pour nos régions.
Nous appelons chacune et chacun à consommer suisse et local, afin de permettre aux exploitants d’ investir pour les prochaines générations.
Markus Gerber, Anne-Caroline Graber, Maxime Ochsenbein, Etienne Klopfenstein
Députés