PORTRAIT - POSITIONS - ENGAGEMENTS - COMMUNIQUES - AGENDA - SOUTIEN
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À écouter et lire les opposants de cette initiative, la réduction de la redevance serait tout simplement la fin du monde.
Selon eux, tout s’écroulerait : l’information, la culture, la diffusion du sport, la démocratie… et les milliardaires en sortiraient gagnants.
Ce discours alarmiste ne résiste pourtant pas à l’examen des faits. La redevance SSR n’a jamais été une donnée figée. Elle a connu de fortes variations au fil des années, sans que la qualité du service public audiovisuel n’en soit affectée.
Rappelons qu’avant 2019, les ménages suisses payaient jusqu’à CHF 451.– par an. Ce montant a ensuite été réduit à CHF 365.–, soit une baisse de près de 20 %. Malgré cette diminution significative, personne ne peut sérieusement prétendre que l’information se serait effondrée, que la culture aurait disparu ou que la démocratie suisse en aurait souffert.
Ces ajustements s’expliquent par des décisions politiques et juridiques successives : dès 2003, une augmentation a permis de compenser l’exonération des bénéficiaires de l’AVS et de l’AI ; dès 2007, une hausse a été introduite pour financer la part de redevance versée aux diffuseurs privés ; entre 1999 et 2015, la TVA a influencé le montant payé par les citoyens ; enfin, entre 2015 et 2018, la suppression de la TVA, décidée par le Tribunal fédéral, a entraîné une baisse de la redevance.
À aucun moment ces évolutions n’ont provoqué le chaos aujourd’hui annoncé.
En réalité, ce débat met surtout en lumière les craintes de certains milieux largement subventionnés, peu enclins à toute remise en question. Sans surprise, les milieux de gauche défendent un système devenu intouchable, indépendamment de son ampleur et de son coût.
Le Mammouth SSR n’a cessé de devenir obèse, multipliant les structures, les concepts et les missions idéologiques souvent très éloignées de son mandat de base : informer de manière équilibrée, servir l’ensemble de la population et gérer l’argent public avec responsabilité.
Fixer la redevance à CHF 200.– ne signifie ni affaiblir la démocratie ni sacrifier la qualité. Si l’initiative est acceptée, il appartiendra au Conseil d’administration de la SSR de trouver des solutions pragmatiques et équilibrées, respectueuses des régions linguistiques et de la diversité du pays, tout en recentrant l’institution sur l’essentiel.
Réformer, ce n’est pas détruire. Réduire, ce n’est pas censurer. Responsabiliser, ce n’est pas affaiblir le service public.
Le 8 mars prochain, voter oui, c’est choisir une SSR plus efficace.
Maxime Ochsenbein, député, Bévilard