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Dermatose nodulaire : la Suisse doit agir avec prudence, responsabilité et souveraineté

Nous n’avons pas pour habitude de commenter ce qui se passe chez nos voisins. Mais face aux événements récents liés à la gestion de la dermatose nodulaire, le silence n’est plus une option.

L’abattage de troupeaux entiers, de bétail sain, au nom d’une prétendue « prévention », fondée sur l’application aveugle de règles déconnectées du terrain et dictées par des technocrates bruxellois, constitue une immense honte.

Ces décisions purement administratives piétinent la réalité humaine, économique et agricole des éleveurs concernés.

Nous tenons à exprimer notre soutien total aux agriculteurs et éleveurs qui voient, du jour au lendemain, le travail de toute une vie réduit à néant, alors même que des spécialistes en épidémiologie préconisent des mesures alternatives, proportionnées et scientifiquement fondées.

Ce qui choque profondément, c’est le contraste des priorités. Incapable de gérer certaines zones de non-droit, de faire respecter la loi face à des occupations illégales de terres agricoles, l’État préfère éviter de « faire des vagues ».

En revanche, lorsqu’il s’agit d’abattre plus de deux cents vaches, pourtant protégées par des agriculteurs désespérés, les moyens sont soudain déployés : hélicoptères, blindés, forces armées. Voilà une hiérarchie des priorités qui interroge et scandalise.

Ces événements illustrent de manière criante les dérives d’une gouvernance éloignée du terrain, incarnée par des préfets et des gouvernements totalement déconnectés du quotidien.

Ils renforcent notre conviction que la Suisse a raison de faire preuve de retenue et de lucidité face aux injonctions extérieures.

La Suisse doit rester prudente, prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé animale et la filière agricole, mais le faire selon ses propres critères, son bon sens et son expertise, sans se laisser dicter sa conduite par l’Union européenne.

Cet exemple démontre à quel point certains accords, présentés comme techniques ou inoffensifs, peuvent en réalité devenir de véritables accords de soumission.

Plein soutien aux agriculteurs et éleveurs touchés par ces décisions injustes. Leur combat est aussi celui du respect du travail paysan, de la proportionnalité des mesures et de la souveraineté des États.

Anne-Caroline Graber, Maxime Ochsenbein, Etienne Klopfenstein, Markus Gerber, député du canton de Berne