PORTRAIT - POSITIONS - ENGAGEMENTS - COMMUNIQUES - AGENDA - SOUTIEN
PORTRAIT - POSITIONS - ENGAGEMENTS - COMMUNIQUES - AGENDA - SOUTIEN
Cela fait un peu plus d’un an que j’ai intégré le parlement cantonal.
Bien qu’ayant quelques années d’expérience politique, l'arrivée au Grand Conseil à été une découverte. Les rouages sont plus techniques que ceux du Conseil du Jura bernois ou d’un législatif communal.
Les premiers temps dans le parlement se sont pour moi apparentés à l’apprentissage des codes politiques, qui sont essentiels pour mieux cerner le fonctionnement. J’ai pu m’appuyer sur l’expérience du groupe, mais également sur celle de mes collègues de parti, qui continuent de me prodiguer de précieux conseils et me témoignent une attitude bienveillante.
Le Conseil du Jura bernois est composé de 24 membres ; il est donc assez simple d’apprendre à connaître les différents élus, de connaître leur position et de faire des projections de résultats sur les sujets « sensibles », pour savoir vers qui le chef de groupe pourrait d’aller discuter si un compromis est nécessaire et qu’une majorité pourrait se dessiner en cas de tendances incertaines.
Au parlement cantonal, l’équation est plus complexe : Avec 160 députés, les forces politiques s’opposent et l’issue du vote aura un impact significatif pour un million de citoyennes et citoyens de notre canton.
Il est donc primordial de peser et de mesurer l’importance des décisions et des interventions que nous effectuons. Il est important de ne pas aller « au casse-pipe » et d’assurer des échanges sereins permettant d’atteindre une majorité et faire passer nos idées.
Pendant les sessions et entre celles-ci, un bon nombre d’activités « annexes » invisibles se déroulent : des présentations de sujets par les groupes d’intérêts, les séances de commissions, les séances de fraction. Les contacts bilatéraux ou les temps informels avec des membres d’autres partis.
Un aspect non médiatisé est celui des activités qui sont partagées entre les élus autour d’événements spécifiques.
Différentes organisations, telles que le FC Grand Conseil, la Chorale du Grand Conseil, le slalom à ski des députés ou encore une course pour découvrir ensemble des projets d’importance en cours dans le canton ou explorer d’autres régions où nous n’avons pas souvent l’habitude de nous rendre.
Toutes ces activités permettent aux élus de se découvrir, de se connaître et d’identifier des points qui peuvent nous rassembler plutôt que ce qui nous oppose.
Pourrait-on imaginer Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Sandrine Rousseau faire partie d’une chorale et, lors des pauses de midi, pousser la chansonnette et répéter des chants qui viendront égayer différents moments officiels ? J’en doute.
Ces fonctionnements « invisibles » contribuent à une écoute réciproque et à une cohésion qui nous mettent en condition pour dialoguer et trouver des compromis ; c’est ce que j’appelle ce fameux « miracle suisse ».
Maxime Ochsenbein, Député, Bévilard.